Sans titre Barre d'acier - Film

Installation vidéo en triptyque d’Aurélien Dougé, réalisée à partir de la performance éponyme. Filmée par WIPART (Adrianne Louet et Claude Quéré) à l’aide de trois caméras — un point de vue frontal, une vue zénithale et une caméra mobile — l’installation déploie simultanément différentes perceptions du mouvement du corps, de la barre et des ombres.


Installation vidéo en triptyque, 2026
Vidéo couleur, son stéréo
Durée : 20 min.

L’installation vidéo est réalisée à partir de la performance.

Conception, dispositif, chorégraphie et performance :
Aurélien Dougé
Réalisation et montage :
WIPART (Adrianne Louet et Claude Quéré)
Image / Prise de vues :
WIPART (Adrianne Louet et Claude Quéré), Benjamin Banon
Création sonore et régie son :
Rudy Decelière
Collaboration lumière :
Arnaud Viala
Collaboration technique :
Mansour Walter
Régie générale :
Duc Anh Vu
Diffusion :
Bureau Ledou (Clémence Faravel, Lola Serre)
Administration :
Mélinda Quadir-Mathieu
Production :
Inkörper
Soutiens :
La Ménagerie de Verre (Paris) dans le cadre du Studiolab ; La Comédie de Genève ; Cndc - Angers
Soutiens à la diffusion :
Pro Helvetia – Fondation suisse pour la culture ; République et canton de Genève ; Corodis
Dossier de presse :

En juin 2025, Aurélien Dougé est invité à créer une nouvelle performance pour la Biennale d’art contemporain de Saint-Gervais Mont-Blanc, dont la thématique est « corps augmenté » (commissariat : Laurène Maréchal). À rebours des imaginaires technologiques et numériques dominants, il poursuit sa recherche sur les relations entre le corps et la matière à partir d’un objet élémentaire : une barre d’acier de quatre mètres.

Sur une plateforme carrée de quatre mètres de côté, le performeur tourne de manière continue sur son axe, tenant la barre entre ses mains. L’objet agit simultanément comme contrainte physique et comme prolongement du corps, redistribuant les appuis, les forces et les lignes de tension. La régularité de la rotation contraste avec l’extrême lenteur des transformations gestuelles : bras, angles et torsions évoluent si progressivement que toute transition devient presque imperceptible. Ce régime de mouvement maintient le regard dans un état d’attention soutenue. La création sonore de Rudy Decelière accompagne l’action et participe à une suspension du temps.

Réalisée à partir de la performance en collaboration avec Adrianne Louet et Claude Quéré (WIPART), l’installation vidéo se déploie sous la forme d’un triptyque synchronisé. Filmée en plan-séquence à l’aide de trois caméras — un point de vue frontal, une vue zénithale et une caméra mobile suivant le corps, la barre et leurs ombres — elle propose une lecture simultanée de l’action. D’un écran à l’autre, le regard circule entre la géométrie d’ensemble du dispositif et les infimes variations du geste. Sans chercher à privilégier un point de vue, l’installation prolonge l’expérience de perception au cœur de la performance et révèle des détails qui échappent parfois à l’œil du spectateur.


Vidéo : © Wipart
Photos : © Magali Dougados