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Sans titre Barre d'acier

En juin 2025, Aurélien Dougé crée Sans titre (barre d’acier) pour la Biennale d’art contemporain de Saint-Gervais Mont-Blanc (« corps augmenté », commissariat : Laurène Maréchal). À rebours des imaginaires technologiques, il explore les relations entre le corps et la matière à partir d’une barre d’acier de quatre mètres. Sur une plateforme carrée, le danseur tourne continuellement sur son axe, tenant la barre entre ses mains. L’objet agit à la fois comme contrainte et comme prolongement du corps, redistribuant appuis et lignes de tension. La lente transformation du geste, accompagnée par la création sonore de Rudy Decelière, installe une attention soutenue et une suspension du temps.


Performance, 2025
Durée : 20 min

Conception, chorégraphie et performance :
Aurélien Dougé
Création sonore et régie son :
Rudy Decelière
Collaboration technique :
Mansour Walter
Diffusion :
Bureau Ledou (Clémence Faravel, Lola Serre)
Administration :
Mélinda Quadir-Mathieu
Production :
Inkörper
Soutien :
La Ménagerie de Verre (Paris) dans le cadre du Studiolab
Soutiens à la diffusion :
Pro Helvetia – Fondation suisse pour la culture ; République et canton de Genève ; Corodis

En juin 2025, Aurélien Dougé est invité à créer une nouvelle performance pour Artocène – Biennale d’art contemporain de Saint-Gervais Mont-Blanc, consacrée au « corps augmenté » sous le commissariat de Laurène Maréchal. À rebours des imaginaires technologiques et numériques souvent associés à cette notion, il poursuit sa recherche sur les relations entre le corps et la matière à partir d’un objet élémentaire : une barre d’acier de quatre mètres.

Sur une plateforme carrée de quatre mètres de côté, le danseur tourne continuellement sur son axe, tenant entre ses mains la barre qu’il fait glisser au sol. L’objet agit simultanément comme contrainte physique et comme prolongement du corps, redistribuant les appuis, les forces et les lignes de tension. La régularité de la rotation contraste avec l’extrême lenteur de la chorégraphie : les positions des bras, les inclinaisons et les torsions évoluent si progressivement que toute transition devient presque imperceptible. Cette tension maintient le regard dans un état d’attention soutenue. La création sonore de Rudy Decelière accompagne l’action et contribue à une suspension du temps.

Conçue comme une forme légère et adaptable, la performance se déploie aujourd’hui dans des centres d’art, des musées, des théâtres, des espaces publics ou des paysages naturels.



Photos : Sans titre (barre d’acier), Comédie de Genève, février 2026 © Magali Dougados
Vidéo : © WIPART