mouvement d'ensemble

Dans Mouvement d’ensemble, Aurélien Dougé s’engage dans un processus physique de construction et de reconstruction d’une installation. Sur le mode de la répétition, du labeur, parfois de la mise à l’épreuve, il manipule des matériaux élémentaires (charbon, sel, glace, sable, terre, ocre, etc.) et structure l’espace par accumulation et soustraction sur plusieurs heures, voire plusieurs jours, selon le contexte de présentation. En intégrant le·la visiteur·euse au processus, il développe une forme basée sur les interactions et la création de nouveaux agencements.


Installation performative, 2018
Durée : variable (de 3h à 9 jours en fonction du contexte)
Dès 3 ans


Conception et performance :
Aurélien Dougé
Création lumière :
Perrine Cado
Création sonore :
Rudy Decelière
Administration :
Mélinda Quadir-Mathieu
Production :
Inkörper
Coproductions :
MEG - Musée d’ethnographie de Genève ; Festival Antigel ; Centre chorégraphique de Roubaix Nord-Pas de Calais - Ballet du nord / Olivier Dubois ; Centre des Arts de Genève ; Halle Nord - Espace d’Art Contemporain de Genève
Soutiens à la création :
Département de la culture de la ville de Genève ; Fonds mécénat SIG ; Fondation Ernst Göhner ; Fonds d’encouragement à l’emploi des intermittent·e·s genevois·es (FEEIG)
Accueils en résidence :
Centre chorégraphique de Roubaix Nord-Pas de Calais / Ballet du nord - Olivier Dubois ; Centre des Arts École Internationale de Genève ; Point Éphémère ; TEEM - Quimper ; Halle Nord - Espace d’Art Contemporain de Genève
Soutiens à la diffusion :
Pro Helvetia – Fondation suisse pour la culture ; République et canton de Genève ; Corodis

Avec l’installation performative Mouvement d’ensemble, Aurélien Dougé questionne les relations entre le corps, la matière et l’espace à travers un dispositif en constante évolution.

Le projet puise dans différents paysages et phénomènes naturels : jardins japonais, bocages européens, photographies de la Terre prises depuis l’espace ou étendues salines du Salar d’Uyuni en Bolivie. Nourrie également par les archives sonores de l’AIMP du MEG – Musée d’ethnographie de Genève, cette recherche s’intéresse aux manières dont les êtres habitent, observent et transforment leur environnement.

Au cours de plusieurs heures, voire de plusieurs jours selon les contextes de présentation, le performeur construit, transforme puis recompose l’installation par accumulation, déplacement et soustraction. Engagé dans la répétition de gestes simples, il manipule des matériaux élémentaires tels que le charbon, le sel, la glace, le sable, la terre ou l’ocre, faisant également varier l’acoustique du lieu, les odeurs, la température ou encore la lumière. En associant les visiteur·euses au processus, l’œuvre demeure ouverte à l’apparition de nouveaux agencements.

Entre performance, expérience collective et installation évolutive, Mouvement d’ensemble compose ainsi un paysage instable dont l’état n’est jamais définitif, continuellement reconfiguré par les gestes, les matières et les présences qui le traversent.


Photos : © Perrine Cado