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Les solitaires

L’installation Les Solitaires rassemble une collection de pavés glanés par l’artiste et chorégraphe Aurélien Dougé au fil de ses marches. Disposés sur des socles blancs, ils laissent apparaître les marques de leur histoire. Une lampe suspendue au-dessus de chacun oscille lentement, comme sous l’effet d’un léger courant d’air. Le déplacement subtil des ombres transforme ces fragments, habituellement associés au poids et à la permanence, en présences étonnamment fragiles, entre sculpture et archéologie du présent.


Installation modulable, 2026
Dimensions variables


Pavé n°1.
Trouvé Quai de l’Ourcq à Pantin (2021)
Pavé n°2.
Trouvé rue Montgallet à Paris (2021)
Pavé n°3.
Trouvé Brienner Straße à Munich (2022)
Pavé n°4.
Trouvé Friedelstraße à Berlin (2022)
Pavé n°5.
Trouvé boulevard de Berlin à Nantes (2024)
Pavé n°6.
Trouvé rue des Granges à Genève (2024)
Pavé n°7.
Trouvé rue du Quai Bourgeois à Bordeaux (2024)
Pavé n°8.
Trouvé Vicolo della Torretta à Rome (2025)
Pavé n°9.
Trouvé rue du Chanoine-Urseau à Angers (2025)
Pavé n°10.
Trouvé rue du Change à Metz (2025)
Pavé n°11.
Trouvé Rua de Cedofeita à Porto (2026)
Conception et réalisation :
Aurélien Dougé
Collaboration technique (Installation lumière) :
Rudy Decelière
Production :
Inkörper
Soutiens :
Ville de Genève ; Cndc - Angers
Dossier de presse :

Les Solitaires débute par un geste de collecte. Presque quotidiennement, Aurélien Dougé consacre un temps à la marche. C’est au cours de ces déambulations qu’il recueille des pavés déjà descellés du sol. La collection compte aujourd’hui une dizaine de pièces provenant de différentes villes d’Europe : Angers, Berlin, Bordeaux, Metz, Munich, Paris, Porto…

Présentés sur des socles blancs de hauteurs variables, les pavés apparaissent dans leur singularité. La diversité de leurs tailles, de leurs formes et de leurs couleurs amorce une chorégraphie du regard, tandis que leurs surfaces polies, leurs fractures et leurs éclats laissent apparaître, en creux, les traces de leur histoire. Au-dessus de chacun d’eux, une lampe suspendue oscille lentement selon un mouvement aléatoire, comme si un léger courant d’air parcourait l’espace. Les ombres se déplacent subtilement, transformant ces fragments habituellement associés au poids et à la permanence en présences fragiles et instables.

Inspirée par les vestiges de Rome, où blocs et fragments architecturaux témoignent de paysages disparus, l’installation se déploie comme une archéologie du présent.



Photos : Les Solitaires (Vue de l’installation au Cndc - Angers), mars 2026 © Aurélien Dougé