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Le banc

Dans l’espace d’exposition, un monticule de sel fait face à un banc. Une personne y creuse lentement, laissant la matière blanche s’écouler sans interruption à travers un entonnoir en acier. Le geste se répète durant plusieurs heures, produisant un son discret et régulier. Assis sur le banc, le visiteur est peu à peu happé par la lente transformation du paysage et par le temps qui s’étire, au rythme de l’effort du performeur.


Performance, 2024
Durée : variable (entre 1h et 6h)

Conception, dispositif et performance :
Aurélien Dougé
Diffusion :
Bureau Ledou (Clémence Faravel, Lola Serre) en collaboration avec Tristan Barani
Administration :
Mélinda Quadir-Mathieu
Production :
Inkörper
Avec le soutien de :
La Ville de Genève, La Loterie Romande, La Fête de la Danse
Soutiens à la diffusion :
Pro Helvetia – Fondation suisse pour la culture ; République et canton de Genève ; Corodis
Dossier de presse :

Dans l’espace d’exposition, un monticule de sel fait face à un banc. Une personne creuse lentement dans cette matière blanche, laissant s’écouler le sel à travers un entonnoir en acier. Le geste enclenche un sablier infini : une circulation continue dont la durée excède celle du simple regard. Répétée durant plusieurs heures — parfois en relais — l’action génère un son discret.

         La performance n’offre pas tant une matérialisation du temps qu’une tentative d’en éprouver la présence sensible.
         Invité à s’asseoir sur le banc, comme on le ferait dans un parc, le visiteur assiste autant à la transformation progressive du paysage monochrome — instable, changeant, toujours sur le point de s’effondrer — qu’à l’épuisement progressif du performeur.