Bruit

Avec Bruit, Aurélien Dougé propose à un seul spectateur à la fois une traversée urbaine les yeux fermés. Guidé pendant une heure à travers des espaces publics et privés, le participant affine sa perception des sons, des odeurs, des températures et des textures. Selon les contextes, l’expérience se prolonge dans une installation in situ où flux d’air, papier et confettis dessinent un paysage sensible qui prolonge la marche.


Performance et installation, 2021
Durée : 1h environ


Conception, installation et performance :
Aurélien Dougé
Collaborateur artistique son :
Rudy Decelière
Guides :
recruté.e.s localement
Diffusion :
Bureau Ledou (Clémence Faravel, Lola Serre) en collaboration avec Tristan Barani
Administration :
Mélinda Quadir-Mathieu
Production :
Inkörper
Soutiens à la création :
Département de la culture de la ville de Genève ; Fête de la Danse - Genève ; Fluxum Fondation ; Fonds d’encouragement à l’emploi des intermittent·e·s genevois·es (FEEIG)
Soutiens à la diffusion :
Pro Helvetia – Fondation suisse pour la culture ; République et canton de Genève ; Corodis

Avec Bruit, Aurélien Dougé propose à un seul spectateur à la fois une balade urbaine silencieuse, les yeux fermés. Révélant ce qui se cache sous la surface du visible, l’expérience ouvre sur un rapport renouvelé au monde.

         Pendant une heure, le danseur-performeur (ou l’un de ses collaborateurs), guide le participant à travers une succession d’espaces extérieurs et intérieurs, privés et publics : rues, parcs, immeubles, boutiques, musées, afin de lui faire éprouver les différentes ambiances du quotidien. Les yeux fermés, les sons, les odeurs, les variations de température et les textures des matériaux se complexifient. En offrant une nouvelle manière de percevoir l’environnement, Aurélien Dougé interroge l’économie de l’attention qui domine le monde contemporain.
        Selon le contexte de programmation, la marche débute, traverse ou s’achève dans une installation in situ. Dans la pénombre, Aurélien Dougé génère manuellement des flux d’air qui animent des parois de papier et 300 kg de confettis noirs. De ce dialogue entre corps et matériaux naît un paysage sonore et imaginaire qui prolonge l’expérience vécue dans la ville.


Photos : © Olivier Miche